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Accueil du site / A la une... / Prolongement de nos centrales : 30 ou 40 ans ou plus, la fausse bonne question !

La retraite tout de suite !

L’accident probable 

Jacques Repussard (IRSN Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire) indiquait ainsi début 2012 : « Nous devons accepter que l’impossible puisse se produire ». Et en février 2014 était présenté un « plan national de réponse, accident nucléaire ou radiologique majeur », de 113 pages. Ces plans, articles, interviews de responsables de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), d’Henri Proglio (EDF) laissent penser qu’il existe des failles dans le système de sûreté nucléaire.

Le coût faramineux du grand carénage proposé 

Le "carénage" c’est ce mot "pompeux" qu’ont trouvé les nucléocrates pour rafistoler les réacteurs et prolonger leur durée. Pour se mettre en conformité avec les nouvelles règles de sécurité du nucléaire en Europe, l’Etat français doit veiller à faire renforcer tous azimuts les installations françaises, coût probable plus de 100 milliards d’euros. En même temps dans une interview M. Chevet (ASN) reconnaissait que les mesures préconisées tardaient à être mises en œuvre.

Le vieillissement

  Le vieillissement des installations nucléaires est « un processus mal maîtrisé et insuffisamment encadré » (Yves Marignac). Cuves et leurs couvercles entourant le bloc réacteur ont été prévus pour résister 30 ans à une irradiation intense, on a déjà rencontré de nombreux cas de fissures et des signes d’usure manifestes. Phénomènes mal connus et qui n’ont pas tous été décelés. Les cuves sont irremplaçables. Ceci constitue un problème technique et non de coût. Elles permettent également l’introduction des barres de contrôles et des dispositifs de mesures (température, neutrons), rôle essentiel des trois fonctions de sûreté de l’installation. L’enceinte en béton entourant le bloc réacteur est soumise à un bombardement neutronique (retrait et fluage du béton).

Le personnel EDF est vieillissant, on annonce 20 à 25% de départ à la retraite d’ici 2016, c’est donc une perte de « mémoire » du site et la nécessité de trouver des remplaçants compétents.

La contamination du matériel rend le travail plus difficile et présente un risque accru pour la santé des intervenants, principalement constitués par du personnel d’entreprises sous-traitantes.

Exigeons l’arrêt des centrales immédiatement et utilisons les fonds pour une mise en sécurité des sites et leur remplacement par des systèmes de production d’énergie renouvelable et la mise en place d’économie d’énergie.

Lire aussi : Âge des réacteurs nucléaires : un constat accablant !

Numéro spécial des Alternatifs été 2014 : le tour des centrales à fermer

Voir en ligne Guillaume Blavette http://blogs.mediapart.fr/blog/guillaumeblavette/300314/tant-va-la-cuve-leau-quelle-se-casseGlobal Chance Dossier 184, article de Yves Marignac http://www.global-chance.org/Le-vieillissement-des-installations-nucleaires-un-processus-mal